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    Collage Ldm : Ils ont subi l’immigration, ils vivent dans des réserves

    30 juillet 2010

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    Un jeune recruté pour ramasser les poubelles jetées par la fenêtre

    27 juillet 2010

    Des habitants de la cité ont depuis longtemps pris l’habitude de balancer leurs ordures dans le vide. « Ça fait trois ans que je n’ouvre plus jamais ma fenêtre », explique une locataire de la tour Galilée, à Valdegour, dont le logement est situé dans la partie basse de cette barre de sept étages. « J’en ai marre de recevoir une partie des détritus de ceux qui les balancent dans le vide depuis les étages supérieurs. »

    « Ça a toujours été comme ça, confirme Mohammed Jaffal, vice-président de la CNL (Confédération nationale du logement) Valdegour. Il y a plein d’habitants qui jettent systématiquement toutes leurs ordures par la fenêtre dans plusieurs immeubles du quartier : ce qui reste dans les assiettes à la fin du repas, les bouteilles vides, les couches, tout ce qu’on peut imaginer, y compris des télés et des frigos. C’est un problème récurrent. »

    Dernière tentative en date pour tenter de réduire ce phénomène, celle du bailleur social Erilia, qui vient d’embaucher un jeune, chargé, dans la journée, de ramasser les détritus quasiment au fur et à mesure qu’ils s’écrasent sur la voie publique, à savoir le passage Joule. Une sorte de collecte spéciale (1 373 € par mois) mise en place pour un mois, reconduite si les ordures continuent à prendre la voie des airs, et dont le coût sera réparti sur les charges de tous les locataires de l’immeuble, ce qui en indigne plus d’un.

    « Pas question qu’on paie pour ceux qui jettent tout par la fenêtre », expliquent-ils, ne se sentant nullement responsables des incivilités de leurs voisins. Une position que soutient la CNL, selon laquelle la décision d’Erilia, en plus d’être injuste, « est illégale ».

    Les locataires, qui refusent de dénoncer ceux qui jettent tout par la fenêtre, proposent l’installation de caméras ou la mise en place d’une surveillance policière pour verbaliser, et ainsi dissuader, les contrevenants. De son côté, Erilia, contacté par Midi Libre, refuse de s’exprimer sur le sujet.

    Source: Midi Libre

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    La fête de Tresques stoppée après des coups de feu en l’air

    27 juillet 2010
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    Le phénomène a tendance à s’amplifier ces derniers temps et il faut espérer qu’il va aussi vite s’arrêter. Plus d’une semaine après que la fête de Saint-Gély se soit arrêtée avant son terme à cause de violences, c’est celle de Tresques qui a dû baisser rideau un jour avant la fin officielle.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, peu avant 1 h du matin, une altercation aurait opposé un jeune majeur à un forain pour une histoire de coup de pied dans un punching-ball. Le ton serait alors monté entre les deux parties, le jeune Bagnolais étant rejoint par une vingtaine d’amis. Le forain se sentant forcément menacé se réfugie alors avec femmes et enfants dans son camion. Il appelle alors à la rescousse un membre de sa famille. Celui-ci rapplique avec un

    fusil à la main. Il fait feu à deux reprises en l’air, mettant en fuite les assaillants qui tapaient à coup de pied sur le camion.

    Devant la violence des faits, Denis Barrettini, président de la société de chasse la Diane tresquoise organisatrice de la fête, a décidé, en concertation avec les gendarmes de Laudun présents sur les lieux, de mettre fin à la soirée. « On a évité le pire. Il y a quand même un coup de feu qui a été tiré et on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé », expliquait le maire, Alexandre Pissas.
    Après une réunion entre les autorités, il a été décidé que la fête ne reprendrait pas, hier soir. Du coup, les forains ont rangé leur matériel.

    « Je pense que la décision était la bonne car il y a des gens qui « s’épanouissent » dans les fêtes foraines… Ce sont eux les plus pénalisés, plus que les Tresquois », estimait Alexandre Pissas qui ne voulait pas trop dramatiser la situation, d’autre part. « Il y a eu une échauffourée mais pas d’échanges de coups, ni de blessés. J’y suis passé vers 23 h et reparti quelques minutes avant l’incident. L’ambiance était tout à fait festive, il y avait moins de monde que la veille. Il y a déjà eu des bagarres lors de fêtes précédentes, mais on n’en était pas arrivé à cette ampleur… » La gendarmerie de Laudun a interpellé l’auteur des coups de feu, hier matin, à 11 h. Placé en garde en vue, il a été ensuite libéré avec un rappel à la loi.

    Les fêtes votives vont continuer tout l’été et nul doute que la vigilance va être de plus en plus importante pour éviter que cette cascade de violence n’aboutisse à un drame.

    Source : Midi Libre

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    La rentrée s’annonce difficile pour les étudiants

    26 juillet 2010

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    Augmentation des frais d’inscription, augmentation du ticket de restaurant universitaire et surtout suppression du cumul des aides au logement et de la demi-part fiscale… La rentrée étudiante s’annonce difficile, dans la région plus qu’ailleurs peut-être. L’académie de Montpellier se distingue en effet par le nombre élevé de boursiers et de résidents en cité universitaire, qui dépasse largement le niveau national. L’une des conséquences de cette précarité est la recrudescence des renoncements aux soins. Une situation dénoncée par le premier syndicat étudiant de la région, l’Unef. Zoom sur une génération fragilisée et pleine d’incertitudes. « Le Resto U c’est 2,90 € (bientôt 3 €, NDLR) , un paquet de pâtes c’est moins cher, donc je préfère rentrer manger chez moi le midi » , explique Thomas, étudiant en 3 e année d’AES à l’université Paul-Valéry Montpellier III. Ce témoignage illustre bien les choix inquiétants qui s’imposent aux étudiants en difficulté.
    Et dans l’académie de Montpellier, les jeunes en situation de précarité sont nombreux. Il y a ici près de 32 % de boursiers sur les quelque 93 217 étudiants recensés par le Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous) et 12 % de bénéficiaires d’une chambre en résidence universitaire. Des chiffres bien supérieurs aux moyennes nationales qui sont respectivement de 28 % et 7 %.
    « Grâce aux bourses, on arrive à vivre mais pas à se loger. Lorsqu’on n’a pas droit à la cité U, comme c’est mon cas, ça devient vite compliqué », reconnaît Thomas. En résidence universitaire, une chambre basique coûte 150 € par mois, une somme qui peut être réduite par l’aide personnalisée au logement (APL).
    On peut également bénéficier de l’APL lorsqu’on se loge par ses propres moyens, comme le fait Thomas, mais le loyer varie entre 350 € et 450 €. Pour lui, c’est 364 €, pas très loin de l’université.
    Mais ces aides ne sont pas suffisantes . « Les bourses ne sont pas des revenus pour les étudiants, ce sont des compléments au soutien qu’apportent les familles » , rappelle Maryse Thibon, responsable du service social du Crous. Or, les familles ne peuvent pas toujours faire face : « Moi je ne veux pas trop demander d’argent à mes parents parce qu’ils ont déjà beaucoup de frais » , confie Thomas . Alors il fait des choix : « Pendant l’année, je ne sors pas très souvent et quand je sors, il ne faut pas que ça coûte trop cher. » Au restaurant ou à la boîte, on préfère les soirées à petit budget chez des amis.
    Beaucoup plus grave, « les étudiants en très grande difficulté font d’abord des économies sur l’alimentaire et la santé », note Maryse Thibon.
    Par chance, Thomas n’est pas dans ce cas. Il fait partie de cette masse croissante d’étudiants qui vivotent, en partie grâce à la bourse à laquelle s’ajoute parfois un travail étudiant et, le plus souvent, à des économies réalisées avec les jobs d’été.
    « Sujet à des sinusites chroniques », Thomas est encore affilié à la mutuelle de ses parents, qui complète les remboursements de la Sécurité sociale étudiante. Cela lui permet de se soigner convenablement. D’autres étudiants sont dans une situation bien plus critique : sans mutuelle, ils renoncent aux soins (lire ci-dessous) En début d’année, la précarité est encore renforcée par les lenteurs de versement des bourses, dévoilées dans le rapport Wauquiez 2006. Lors de sa première année d’études, Thomas a reçu son premier versement fin novembre.
    « Ça oblige à travailler pendant les vacances pour avoir des ressources dès les premiers mois, tant que l’on n’a pas encore la bourse. » L’an dernier, des progrès ont été réalisés indique Patrice Perez, responsable de la division étudiante au Crous de Montpellier : « Dès fin septembre, 74 % des paiements étaient effectués. » Si Thomas travaille pendant les trois mois d’été, c’est aussi pour se consacrer pleinement à ses études.
    Un de ses amis, employé dans un fast-food à mi-temps pendant l’année, a connu des difficultés au moment des examens.


    Près de 2 000 personnes défilent pour rendre un dernier hommage à Thomas

    26 juillet 2010
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    Thomas, 17 ans, a été mortellement poignardé samedi 17 juillet, un soir de Feria.

    Les roses blanches s’amoncellent sur le muret de pierre de la promenade. « Tous les soirs, ils viennent se réunir là, ces petits », souffle Renée, née ici. Ces « petits », ce sont les copains de Thomas. Avec les jeunes du village, ils ont voulu cette marche blanche, hier, en début d’après-midi. Point de départ et d’arrivée, ces quelques centimètres de placette, où la vie de Thomas, 17 ans, s’est arrêtée sous les coups de couteau d’un Portiragnais, 17 ans lui aussi.

    Dès 14 h, l’avenue de la République déborde de monde. En tenue immaculée, la rose blanche à la main, le cortège de près de deux mille personnes

    s’étire sur des centaines de mètres, silencieux. La petite bande de copains fait bloc, hermétique, la famille aussi, retranchée dans sa douleur.

    « Ces coups de couteau, toutes ces personnes l’ont pris aujourd’hui, et nous le prenons pour la seconde fois », murmurent Sabine et Patrice Vignes. Ils ont perdu leur Fabien, le 17 août 2009 à Montarnaud, lors de la fête votive de la commune. Poignardé lui aussi, en plein cœur. Ils portent au poignet un bracelet en plastique et sur le dos un tee-shirt avec un message, le même « Je fais la fête sans arme ». Les parents de Fabien ont créé cette association après le décès de leur fils : « Pour faire appliquer la loi en matière de port d’arme ; pour arrêter le fléau en train de s’installer ; il n’est pas normal que des poings américains, des couteaux inondent les rayons de supermarchés, que des mineurs puissent se procurer ces armes ! » Le grand-père de Fabien a du mal à contenir sa révolte : « Trop de familles comme nous prennent « perpette » et sans remise de peine ! »

    Christian Boils, est venu lui aussi. Son fils, Gaëtan, 18 ans, a étrenné une série noire. Le 14 juillet, en marge de la fête locale de Beaulieu, il succombait à un coup de couteau : « Sa maman n’a pas pu venir, la douleur est trop intense et trop fraîche ; je suis ici pour soutenir les parents, on vit la même chose. » Christian a rejoint l’association. « On a tellement de tristesse qu’on éprouve le besoin d’aider les autres », témoignent les parents de Fabien.

    Fabien, dit « le fabulous » ; Thomas, dit « le vaillant ». « Tous ces garçons ont le même profil, investis dans leur commune ; on aurait pu se retirer de la société et se retrancher dans la douleur mais nos enfants auraient aimé ce que nous faisons, leur mémoire le mérite, qu’ils ne sombrent pas dans l’oubli. » Le 6 août prochain, ils seront à la fête locale de Villeneuve-lès-Béziers, sollicités par la commune pour sensibiliser les jeunes… Prévenir.

    Source : Midi Libre


    Braquage, coups de feu et « saucissonnage »

    26 juillet 2010
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    Deux home-jacking hyperviolents à Sète et Montpellier courant 2007. L’ADN avait fini par parler. Les prévenus écopent de 3 et 4 ans de prison ferme.

    « Messieurs, ce sont des peines lourdes mais vous avez évité de justesse la cour d’assises », lance la présidente. Le tribunal vient de condamner Ettouhami Machmach, 23 ans, à quatre ans de prison et Khalid Mezouari, 21 ans, à trois ans pour deux agressions qui font froid dans le dos. Des attaques à domicile, des « home jacking », un phénomène en forte recrudescence ces derniers mois dans le coin.

    Les faits remontent à octobre 2007. Le 10 à l’aube, les deux individus, armés de fusil et d’armes de poing, encagoulés, attendent devant une villa

    cossue du mont Saint-Clair, à Sète. Ils ont repéré les lieux et vers 7 h, lorsque la fille du propriétaire vient chercher son père pour l’amener à l’hôpital, ils la braquent. « Et vous lui avez posé beaucoup de questions : où est le coffre, à quelle heure sort le père, etc. » raconte la présidente. Le Sétois se présente alors sur le pas de la porte et se retrouve nez à nez avec un fusil. A l’intérieur de la maison, les deux malfrats soulèvent tous les tableaux à la recherche du coffre qu’ils finissent par trouver au garage.

    Ils raflent des bijoux, volent 150 € dans le portefeuille de la victime, saucissonnent avec du scotch le père et la fille dans deux pièces différentes et hésitent à prendre la Ferrari, préférant s’enfuir avec la BMW familiale. Mais l’un d’eux, que l’enquête a désigné être Mezouari, entendant du bruit, revient sur ses pas et vide son chargeur en apercevant le père débarrassé de ses liens : les douze tirs ne l’ont heureusement pas touché…

    « Ettouhami, c’était un copain d’école, il m’a proposé un vol, j’ai accepté et voilà… Mais je n’étais pas au courant pour les cagoules et les armes », avance Mezouari, sans convaincre. Machmach, lui, continue à tout nier, malgré l’avalanche de preuves, notamment d’ADN (lire ci-dessous). Il conteste aussi le second fait, tout aussi violent, sur lequel il a été épinglé. La scène se passe à Montpellier, une semaine après celle du mont Saint-Clair. Le fils d’un gérant de bureau de tabac descend du tramway, au rond-point du Château-d’O et rentre chez lui à pieds. Il est suivi par une Citroën AX lorsque le passager, bas sur la tête, lui pointe un pistolet Beretta et l’oblige à monter.

    La suite ? L’AX tombe en panne, la victime est alors surveillée de près dans un local à poubelle par le malfaiteur, le temps que son complice aille chercher une autre voiture… Le jeune homme est amené devant chez lui, il prend des coups de crosse sur la nuque et les individus l’obligent à ouvrir. Visiblement bien renseignés, ils cherchent le coffre-fort qu’ils finissent par trouver et partent avec 10 000 € de butin. Le fils du buraliste, lui, est ligoté et enfermé dans les toilettes. Il finit par se libérer avant de donner l’alerte et d’être conduit aux urgences pour y recevoir des soins.

    A Balaruc Les trois individus arrêtés par la PJ, la semaine dernière, alors qu’ils allaient commettre un home-jacking à Balaruc-le-Vieux ont été écroués vendredi soir après leur mise en examen pour association de malfaiteurs. Une quinzaine d’agressions à domicile ont été commises dans l’Hérault ces derniers mois. « Mais eux, ce sont des pieds nickelés, ils ne sont pas à l’origine de tous ces home jacking », affirme leur avocat, Me Abratkiewicz.

    Source : Midi Libre


    Tout Sérignan était aux obsèques de Thomas

    24 juillet 2010

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    Hier après-midi ont eu lieu les obsèques de Thomas, décédé tragiquement dimanche. Le glas sonne tout en haut de la collégiale Notre-Dame-de-Grâce à Sérignan. A ses pieds, une foule immense est rassemblée, elle tente de trouver un coin d’ombre. En vain.

    Ils sont tous là, jeunes, moins jeunes, venus pour honorer la mémoire de Thomas. Qu’ils soient anonymes, copains, amis de la famille ou même élus ou représentants de l’Etat, les visages sont graves, pleins de compassion pour les proches et surtout pour la famille de ce jeune homme de 17 ans qui a perdu la vie dans des conditions tragiques.

    Lorsque les deux véhicules funéraires pénètrent sur le parvis, le silence règne. Derrière eux, le cortège des amis laisse éclater des sanglots vite

    contagieux dans l’assemblée. Ils se rassemblent pour former une haie d’honneur. Tous portent un tee-shirt floqué d’une photo de Thomas, tout sourire, prise près du clocher. Une rose blanche à la main, ils ferment la marche, la cérémonie commence.

    Le prêtre a la voix grave : « Il y a des moments où il est bon de se manifester malgré nos différences (…) mais ne comptez pas sur moi pour juger la jeunesse d’aujourd’hui, ce n’est pas le lieu. Vous êtes capables du meilleur comme du pire. Vous êtes des arbres qui tournent dans tous les sens. » Les mots sont forts pour traduire le drame qui s’est joué voilà quelques jours et ces coups de couteau portés sur ce jeune Sérignanais qui sont dans tous les esprits.

    Les sœurs prennent la parole. Sophie et Pauline témoignent : « On te surnommait Thomas le vaillant. Ta devise était : « Travailler pour gagner de l’argent et profiter de la vie »… mais on te l’a volée. Tu disais aussi : « Un jour, je serai célèbre, tout le monde parlera de moi à Sérignan »… Tu avais raison ! »

    L’une et l’autre, avec la voix qui tremble, arrachent les larmes des plus dignes. D’autres messages suivront, tous aussi émouvants. Même cette chanson de rap que Thomas aimait tant prend tout son sens lorsqu’elle dénote dans la nef.

    Après quelques prières, poèmes et moments de recueillement, il est l’heure de l’inhumation. Mais avant, le prêtre conseille face aux menaces relevées sur les réseaux sociaux par certains jeunes : « Jésus a dit à ses apôtres : « Allez en paix ». C’est ce que je vous demande ! Ne jetez pas de l’huile sur le feu que ce soit sur internet ou par d’autres moyens. Ce ne sont pas des actes courageux. »
    Une chanson de Cœur de pirate clôt la cérémonie. Le cercueil blanc part vers sa dernière demeure. Le glas sonne à nouveau.

    Cyril CALSINA
    Source : Midi Libre
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    Les vignerons ne sont pas des terroristes, soyons solidaires du CRAV !

    23 juillet 2010

    C’est l’heure des comptes après l’action revendiquée par le Cav à notre rédaction, mercredi soir. 70 vitres du rez-de-chaussée du bâtiment de la Mutualité sociale agricole (MSA), situé zone de Bonne-Source à Narbonne (Aude), ont volé en éclats. Sans doute démolies à coups de masse.

    La climatisation a également été endommagée. C’est ce qui explique le montant élevé des dégâts : 100 000 €. Un seul sigle « Cav », Comité d’action viticole, a été tracé à la bombe noire. L’antenne perpignanaise du SRPJ a été saisie.

    Selon une source proche du dossier, les motifs de cet attentat pourraient être liés à une demande des vignerons, connaissant une grave crise, que cessent tous contrôles. Mais ils se seraient poursuivis, notamment à l’initiative de certains services de l’État. Ce qui aurait provoqué cet attentat.

    Source: Midi Libre

    Une vidéo datant du 17/05/07 à propos du CRAV, connu également sous le nom de CAV


    Castries: Marche blanche pour Gaëtan

    23 juillet 2010

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    Hier, à Castries, près de 500 personnes ont salué la mémoire du jeune homme poignardé le 14 juillet.

    Le bruit sourd des pas sur le gravier, quelques murmures, le chant des cigales sous l’écrasante chaleur. Et le silence plus lourd encore, baigné par la peine et l’émotion. La dignité aussi, celle d’une mère qui, hier, vêtue de blanc, portait à bout de bras, dans les rues de Castries, le portrait de son fils Gaëtan, mort d’un coup de couteau quatre jours plus tôt, en marge de la fête votive de Beaulieu.

    A ses côtés, la famille, les proches, et près de 500 personnes défilaient, banderole en tête de cortège, tee-shirts à l’effigie de la victime, bracelets au poignet pour signifier qu’ils ne voulaient plus de cette « italic; »>violence gratuite ».

    D’autres arboraient dans le dos une phrase qui en disait long, sans nécessiter un mot de plus : « Faites la fête sans arme. » A pas lents, le cortège s’est dirigé tout d’abord dans le quartier où le jeune Castriote vivait avec les siens ; a fait le tour de sa résidence aux volets clos. En silence toujours.

    Sabine et Patrice Vigne, parents de Fabien, poignardé l’été dernier à Montarnaud, ont fait le déplacement : « Je revis pleinement ce qui nous est arrivé l’année. La mort de notre fils, la marche faite pour lui. Mais il fallait que l’on soit là. C’est essentiel pour les parents de se sentir ainsi soutenus, entourés », confiait la maman.

    Retour au cœur du village. Christelle Boils, la mère de Gaëtan, a rompu le silence pour adresser un mot à ceux qui sont venus saluer son enfant trop tôt parti. « Merci. »

    Source : Midi Libre

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    Deux femmes voilées interdites de piscine

    22 juillet 2010

     

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     Un altercation a éclaté entre un vigile et le mari de l’une des deux femmes. Deux plaintes ont été enregistrées à la gendarmerie de Port-Leucate (Aude) à la suite d’un incident survenu mardi dans le village de vacances « Rives des Corbières ». Plus précisément au complexe aquatique de cet établissement de 700 lits, géré par la Fédération audoise des œuvres laïques (Faol).

    Ce jour-là, deux femmes, musulmanes traditionalistes, en résidence dans la station balnéaire depuis samedi, ont tenté de se baigner. Alors qu’elles étaient vêtues d’un pantalon tunique et d’un hijab, le voile islamique. Seuls leurs visages étaient découverts. Elles ont alors été invitées à se conformer au règlement intérieur qui stipule que la tenue pour la baignade

    est le maillot de bain. Mais le ton est monté entre l’époux d’une des femmes et un vigile. Au point qu’une altercation a éclaté.

    Là, les versions divergent. L’époux est accusé d’avoir menacé le portier avec des boules de pétanque qui sont considérées par la justice comme des « armes par destination ». Le préposé à la sécurité lui aurait donné des coups.

    Le dossier devrait être transmis aux parquets respectifs des départements d’origine des touristes, la Haute-Savoie et la Seine-et-Marne. Une plainte pour discrimination n’aurait pas été retenue, « faute d’éléments probants ».

    De son côté, à la direction du village de vacances (1), on minimise l’incident. La sous-préfète de Narbonne Marie-Paule Bardèche considère que « c’est avant tout un problème de règlement intérieur du centre de vacances, mis en place pour des raisons d’hygiène et sanitaires. L’accès de la piscine est réservé aux porteurs de maillot de bain. Même les shorts longs sont interdits ».