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    L’esprit du camp

    30 juin 2009

    Pour chaque militant identitaire, il y a toujours un avant et un après camp d’été. Je rassure ceux qui souhaiteraient venir à ce camp, il n’y a pas de lobotomisation ni de séance d’hypnose destinées à inculquer la doxa identitaire. Cet après camp se caractérise par trois choses manquantes dans notre société en fin de cycle : la liberté, la communauté et la simplicité.

    La communauté, c’est une notion que l’on découvre pendant cette semaine de camp. Vivre avec une cinquantaine de personnes, filles et garçons, ayant les valeurs, les mêmes envies et les mêmes buts donnent un sentiment de plénitude, de joie au quotidien que l’on ne retrouve pas dans nos villes cosmopolites. Chacun de nous trouve facilement sa place dans cette communauté. D’ailleurs, il n’y a jamais eu véritablement d’animosités entre nous, les querelles de gaulois sont laissées au placard, chacun faisant fi des maladresses pour ne s’attarder que sur la solidarité qui nous unit. On est loin du repli sur soi, les nouveaux militants sont accueillis dignement et deviennent rapidement, s’ils en ont la volonté, des membres à part entière de ce clan. Pour le devenir, il faut se sentir un homme ou une femme libre.

    Car chez nous, il n’y a pas d’endoctrinement, notre chemin est bien loin de ce concept ô combien totalitaire de nos républiques. En ennemi d’un système qui souhaite nous détruire, nous connaissons trop bien le prix de la liberté, pour en priver les membres de notre communauté. La première des libertés c’est de pouvoir vivre son identité sans apparaître au mieux comme un risible farfelu ou au pire comme un méchant spécimen attardé à une certaine période de l’histoire. Je ne me suis jamais senti aussi libre que durant un camp, loin de cette prison dorée que l’on appelle notre société. Car cette liberté d’être en harmonie avec la nature, demande un sacrifice, celui de vouloir vivre de manière simple au sein de notre communauté.

    Et cette simplicité dans notre quotidien, on l’acquiert très vite. J’ai été étonné comment, gone de la ville, je pouvais me dépouiller de mes accessoires inutiles (télévision, téléphone, portables, vêtement de marque), pour ne garder que l’essentiel. Ce régime du superflu se fait sans y crier gare, rien n’est imposé mais tout se fait naturellement. Et l’on comprend mieux pourquoi cette société de consommation s’échine à détruire nos communautés tout en réduisant nos libertés fondamentales. Car un homme libre et enraciné n’a pas besoin de consommer, il n’a pas besoin du superflu de nos centres commerciaux, il n’a pas besoin d’avoir, il lui suffit d’être, de vivre son identité.

    Le camp de ce mois d’août n’attend plus que vous. Pour vous aussi, il y aura un avant et un après. Et il se peut bien que ces sensations que vous aurez éprouvées vous changent à jamais.

    Franck Lancier

    Camp identitaire


    Identitaires N°2

    29 juin 2009

    La revue "Identitaires". N° 2 - juillet 2009

    Dissidents 2.0

    Dès leur création, les Identitaires ont fait du net une arme au service de la défense de nos identités. S’inscrivant dans une démarche profondément archéofuturiste, c’est sur des plateformes de blogues, des foras, à l’aide de faxs ou de mails, que les militants de la plus longue mémoire ont souvent lancé des attaques contre la forteresse de l’uniformisation.

    Tout récemment, la vidéo d’une terrible agression exhumée et diffusée grâce à un ensemble de vecteurs de diffusion 2.0 (le web seconde génération – en l’espèce le réseau social Facebook, les plateformes vidéo YouTube puis RuTube, un forum de jeux vidéos, le blog Fdesouche) a pu toucher des centaines de milliers de personnes, jusqu’à forcer les médias « traditionnels » à s’emparer du sordide – et banal – fait divers. Qu’on ne s’y trompe pas, cet événement n’a rien d’anecdotique. Pour la première fois la réalité s’est imposée aux médias par le biais d’une pression populaire exercée sur des canaux encore incontrôlables. Les gouvernants, eux, ont bien saisi ce qui est en train de se passer et, de LOPSSI à HADOPI, les tentatives actuelles de mise sous tutelle étatique du net en apportent la criante démonstration.

    Pionniers de l’utilisation d’internet comme outil militant (en complément de l’action sur le terrain, car pour qu’une vidéo d’action puisse être relayée par exemple, encore faut-il que cette action ait été menée…) nous continuons de porter un regard tout particulier sur l’évolution des nouvelles technologies. Ainsi ces derniers mois, ce sont le site du Bloc Identitaire et l’agence NOVOpress qui ont eu droit à un remodelage prenant davantage en compte les nouvelles possibilités. Dans le même temps, l’utilisation de l’audio et de la vidéo a encore été accrue et de plus en plus de militants sont formés à ces techniques de communication. Désormais, avec très peu d’investissement matériel chacun d’entre-nous peut être le média et devenir à la fois vecteur de vérité et acteur de la résistance.

    Mais la spécificité des Identitaires, ce n’est heureusement et évidemment pas que la forme mais aussi le fond, et cela nous aurons l’occasion d’en reparler plus longuement lors de la Convention des 17 et 18 octobre prochains.

    Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire


    JOUINESSA: les jeunes identitaires du pays niçois

    29 juin 2009

    Quand le vent souffle fort sur nos têtes à Rauba Capeu, quand nous nous perdons dans les ruelles de la Vieille Ville, quand nous longeons le vieux port de Carras, quand nous arpentons les crêtes de notre haut-pays pour mieux nous rappeler que notre terre est mer et montagne… nous sommes chez nous.

    Car ICI C’EST CHEZ NOUS. Nous l’avons crié dans nos manifestations, écrit sur nos affiches, tagué sur les murs et ancré dans notre peau. Notre pays c’est celui des Barbets, de Blanqui, de Spaggiari. Vous avez dit brigands ? Nous disons héros. Cela ne vous plait pas ? Cela nous plait d’autant plus.

    JOUINESSA est la jeunesse niçoise insoumise et libre.

    JOUINESSA est la marche d’une génération résolument fidèle à la Tradition et décidée à libérer sa terre et son peuple.

    JOUINESSA est le rendez-vous de ceux qui placent l’honneur au-dessus de l’argent, et la lutte au-dessus de la tranquillité.

    JOUINESSA est la peur des traîtres à la patrie et des collaborateurs de toutes les occupations.

    JOUINESSA est la barricade dressée par les jeunes niçois fiers de leurs racines.

    JOUINESSA est identité et liberté, fête et combat.

    www.jouinessa.com


    Camp Identitaire 2009 : Paris-Barricades !

    23 juin 2009

    Camp Identitaire

    Le Camp Identitaire 2009 se déroulera du lundi 17 au samedi 22 août en région parisienne.

    Se situant dans le cadre du cycle « Révoltes contre le monde moderne » inauguré l’an dernier, ce 7ème Camp sera consacré aux révoltes populaires parisiennes. À partir de ce sujet central, les thématiques sociales et économiques seront traitées lors des différentes interventions et conférences.

    Placé sous la direction de Franck Lancier et de Jean-David Cattin, ce camp sera aussi l’occasion d’assurer le relais avec la nouvelle équipe en charge de l’organisation des camps d’été.

    Comme à l’accoutumée le camp associera réflexion et formation politique, ateliers pratiques, activités physiques et moments de communauté. Les frais de participation au camp sont de (seulement !) 60 euros.

    Le camp d’été est un moment privilégié dans la vie du mouvement identitaire, scellant la fraternité et la cohésion parmi ses militants de première ligne, ne le ratez pas et notez dès aujourd’hui dans votre agenda ce rendez-vous.

    Source : camp-identitaire.com


    Vaunage (30) : face au parjure des élus, Langlade se mobilise

    18 juin 2009

    Situé à flanc de colline, le paisible village de Langlade fait partie des ravissantes localités qui agrémentent la bucolique vallée de la Vaunage. Pourtant la douce quiétude n’est plus de mise et un vent de colère souffle depuis peu sur le village en révolte contre les reniements de son maire, la trahison de son conseil municipal et les graves menaces qui s’amoncèlent sur son patrimoine et sa qualité de vie. Malheureusement la situation que vit actuellement la population langladoise n’est que le reflet, à une petite échelle , des turpitudes d’une classe politique complètement amorale, dévoyée et discréditée constituantun système représentatif pléthorique qui ne représente plus que lui-même et les groupes d’intérêt qui lui graissent la patte et non plus les citoyens.

    Voici un rappel des faits :

    Incidemment, en lisant le panneau d’un permis de construire apposé sur une clôture, des riverains apprennent que le bâtiment de leur ancienne cave vinicole qui constitue un des éléments les plus marquants de leur patrimoine ( elle date du XIXème siècle) allait être rasé et remplacé par trois barres de trois étages destinées à accueillir 30 logements sociaux. Par voie de conséquence, l’harmonieux paysage allait s’en trouver irrémédiablement défiguré par cinquante mètres d’habitat sans espaces verts. Le projet prévoit d’entasser plus de 90 locataires sur une superficie de 1 320 m² au sol.

    Un projet avait été élaboré en 2007 par la mairie avec l’assentiment d’une majorité de Langladois :

    Il prévoyait la réhabilitation de l’ancienne cave vinicole qui abrite actuellement les services techniques de la mairie, par l’aménagement de 16 logements sociaux et d’une bibliothèque municipale. Cette initiative permettait de répondre à un besoin en appartements destinés aux jeunes adultes et aux personnes âgées originaires de Langlade à revenus modestes. Le maire, devait s’octroyer le soin de les attribuer. Une fois de plus- il faut le rappeler-ce n’est pas le principe des logements sociaux qui est incriminé puisqu’il permet aux plus humbles d’entre nous de vivre décemment mais le détournement de ce principe à des fins politiques dont les enjeux dépassent l’entendement du« simple » citoyen.

    Entretemps, en décembre 2008, le maire René ABRIC qui réalise son second mandat, briguant prébendes, responsabilités, honneurs, reconnaissance éternelle de « l’Agglo » ou autre(s) avantages moins avouables, modifie le projet dans le sens qui fait scandale aujourd’hui, sans en rendre compte d’aucune façon à ses administrés. Ainsi le 13 mars dernier a-t-il délivré le permis de construire à la SEMIGA , société dirigée par David Herduin. Ce dernier aurait fait valoir que la construction des seize logements initialement prévus ne constituait pas une opération suffisamment rentable et que trente s’avérerait beaucoup plus juteux… le préfet se chargerait ensuite d’aider le maire à les remplir.

    Devant tant de cynisme, l’association Langlade Histoire, Patrimoine et Culture décide de réagir. Un comité d’action pour la sauvegarde du village se constitue et regroupe une trentaine d’adhérents.

    Il a la chance de compter parmi ses membres une ancienne magistrate- c’est plutôt bienvenu dans un Etat de droit comme le notre où la classe dirigeante spolie, ruine et saccage la vie et les libertés des Français en s’appuyant sur de grands principes de justice- toutes les communes ou les quartiers menacés n’ont pas une telle aubaine. Un avocat a été engagé, ses services sont rémunérés par les membres du comité. La mobilisation ne cesse de s’amplifier- 140 personnes étaient présentes lors d’une réunion d’information le 5 juin dernier- et elle a débouché sur un recours en annulation du permis de construire qui a été déposé le mois dernier au tribunal administratif. La lutte s’alimente d’un site et d’un blog internet dont voici les adresses :

    http://casv30.eklablog.com

    csv30@live.fr

    Le flagrant délit de parjure de Mr ABRIC a ainsi éclaté au grand jour puisqu’il avait signé, à l’occasion d’une de ses précédentes élections, la Charte vaunageole dans laquelle il s’engageait à préserver le paysage en l’état. La plupart des membres du conseil communal a validé une décision lourde de conséquences pour la communauté sans en avertir celle –ci et s’est ainsi rendue complice des arrières pensées du maire.

    Mais par delà les promesses électorales non tenues – les Français adorent cela, ils en redemandent avec plus de voracité à chaque nouvelle échéance électorale- le moteur de la mobilisation réside dans le non dit.

    Le comité, lorsqu’il communique avec la presse, évoque « des dégâts irrémédiables pour la commune et l’entité vauvageole » ou « la mauvaise qualité de vie des [futurs] locataires » enfin « une violation flagrante du code de l’urbanisme[…] dont l’un des objectifs est de conserver la qualité de vie ».Des riverains affirment : « Si les gens vivent mal, ça retombera sur tout le monde ».

    Toutes ces contorsions oratoires traduisent une angoisse grandissante qui ne peut être librement formulée tant la dictature de la pensée est omnipotente dans notre malheureux pays. Pourtant cette angoisse est amplement justifiée : elle se nourrit des témoignages de Nîmois ou d’habitants d’autres villages périphériques ou plus simplement de Langladois qui travaillent sur Nîmes ou ses environs.

    Face au délire idéologique de nos élites, les faits sont têtus ! Prévoir ce que les Langladois vont subir est devenu parfaitement prévisible :

    Une fois les HLM érigés, le préfet choisira soigneusement les familles qui posent problème dans les grands ensembles nîmois et les installera. Les ruelles de Langlade grouilleront alors à toute heure du jour et surtout de la nuit d’une marmaille sans éducation encadrée par ses « grands frères »( toujours bien connus des services de police), vociférante, hurlante, éructant dans ce sabir rugueux tout droit venu des banlieues . Les murs se couvriront de tags, les poubelles seront renversées, les véhiculent seront volés, détériorés et incendiés. Les villageois éviteront certaines rues, devront baisser les yeux devant des bambins de douze ans. Les fêtes de village dégénèreront en rixes généralisées avec échanges de coups de couteaux. Il n’y aura alors plus aucun recours : la police ou la gendarmerie seront dépassées, la justice complice et il faudra payer toujours plus d’impôts pour acheter la paix sociale et bénéficier de toujours moins de services de l’Etat. L’équilibre démographique sera si rapidement rompu au profit des communautés extra- européennes que le futur maire se sentira obligé de faire construire une somptueuse mosquée.

    Certains, saturés de tranquillisants ou d’anti dépresseurs, des cadres supérieurs ne supportant plus le sentiment de dégringolade sociale que confère une telle tiers-mondisation tenteront de quitter cet enfer. Il s ne pourront le faire qu’en bradant leurs biens immobiliers. Personne ne voulant se porter acquéreur hormis d’autres familles gavées d’allocations, vivant grassement de l’argent de la drogue et de trafics en tous genres, aidés par de pays moyen-orientaux. Et puis pour aller où ? Un autre petit village paisible vendu en catimini par son maire ?

    Les édiles de Nîmes souhaitent à terme détruire « leurs » barres. Cela donne quand on arrive par l’autoroute une bien piètre image de la ville dans laquelle on ne s’arrête que lorsqu’on ne peut faire autrement-la ville se situant en tête de peloton en ce qui concerne la délinquance. Mais surtout ces cités ont l’inconvénient d’avoir été construites sur des collines non inondables… très recherchées pour des projets immobiliers de standing.

    Les problèmes des banlieues s’aggravent de jour en jour ? On ne sait pas et surtout on ne veut pas les régler, alors étalons- les. La France et une grande partie de l’Europe occidentale sont ainsi devenues un grand corps malade complètement métastasé.

    Langladois, vous osez tenir tête au système inique qui veut vous sacrifier. Les bien- pensants qui ne se font pas construire d’habitat social près de chez eux vous considèreront comme d’affreux réactionnaires qui ne savent pas apprécier les délices de la mixité sociale et surtout ethnique les indicibles joies de la diversité. Les identitaires du Languedoc pour leur part reconnaissent dans votre action un combat qui est le sien.

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    Novopress V.2

    16 juin 2009

    Surprise pour tous les habitués de l’agence Novopress. Celle-ci vient de réaliser un “relooking” efficace, qui donne à ce réseau d’information une nouvelle dimension. Graphisme, interactivité, multimédia, nouvelles rubriques, tout a été repensé dans les moindres détails. Pour l’instant seule la version France est mise en ligne, mais le changement ne saurait tarder pour les autres antennes notamment Novopress Lyon, d’ailleurs temporairement indisponible.

    En attendant courrez-voir ce site “seconde génération”, après l’avoir bien sûr ajouté à vos favoris internet et diffusé à tous vos amis, si ce n’est déjà fait !

    >>> Novopress v.2 <<<


    Européennes: pour qui voter?

    6 juin 2009

    C’est la question que se pose beaucoup de nos militants. Nous leurs mettons ci-dessous un communiqué du Bloc Identitaire avec lequel est, bien évidemment, d’accord NOSTRA REVOLTA. En espérant que cela pourra aider un certain nombre d’entre-nous:

    :: Elections européennes : les points non négociables ::

    Image Hosted by ImageShack.usS’il ne présente pas de liste aux élections européennes, le Bloc identitaire vient de se mobiliser pour tenir une série de réunions publiques et de dîners-débats à travers toute la France sur le thème : « Identité – Solidarité – Puissance : l’Europe que nous voulons ».

    Particulièrement attaché à la défense de la civilisation européenne, à une articulation harmonieuse des identités européenne, nationales et régionales, ainsi qu’à l’application du principe de subsidiarité, le Bloc identitaire appelle les Français à se déterminer pour ce scrutin en fonction de six points non négociables :

    • l’attachement à l’édification d’une Europe respectueuse de la diversité des peuples qui la composent ;

    • le refus de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ;

    • l’affirmation des racines helléno-chrétiennes de l’Europe ;

    • l’inversion des flux migratoires des populations extra-européennes ;

    • la sortie de la France de l’Otan ;

    • l’engagement d’appliquer en toute circonstance le principe de subsidiarité.

    A ceux qui seraient tentés de se déterminer en fonction de tel ou tel calcul électoral, le Bloc identitaire rappelle aussi que le seul vote utile est le vote en faveur de ses idées.

    Le Bloc identitaire invite les Français à méditer, avant d’aller voter, cette phrase de Paul Valéry : « Les civilisations sont mortelles. Les civilisations meurent comme les hommes et cependant elles ne meurent pas à la manière des hommes. La décomposition chez elles précède leur mort au lieu qu’elle suit la nôtre. »

    C’est bien à la pointe du combat pour la survie de la civilisation européenne que se situe le Bloc identitaire.


    Un identitaire prend la parole face à l’ hypocrisie communiste

    5 juin 2009

    Mardi 26 mai, Alain Badiou, presentait son dernier essai, L’ hypothèse Communiste, à Montpellier. Cet « intellectuel » est professeur de philosophie à l’ Ecole Normale Superieure de la rue d’ Ulm, écrivain, et militant politique. Devant une assemblée plus que gauchisante, pseudo-intelligente et très complaisante, notre professeur Tournesol venait prêcher la bonne parole légitimée par ce brillant raisonnement: « Le capitalisme c’ est pas bien (la crise le prouve) ,c’ est donc au tour du communisme ».

    Le début est en partie vraie, la fin n’ a pas de sens, c’ est ce qu’ a exprimé un jeune identitaire de NOSTRA REVOLTA à la fin de la conférence lors du traditionnel débat. En effet, alors que les questions se suivaient et se ressemblaient par la foi béate qu’ elles manifestaient envers la doctrine de Marx, des propos radicalement differents ont sorti l’ auditoire de sa torpeur.

    Il a été fait remarqué que le communisme et le capitalisme libéral que l’ auteur expose comme opposés présentent en fait des fins semblables: le conférencier ayant parlé du rêve libéral, la « fin de l’ histoire » de Fukuyama, le militant identitaire le mis en parallèle avec la fin de l’ histoire faisant suite au grand soir chez les Marxistes. Après cette entrée en matière, il affirma que ce dont le capitalisme mondialisé était le destructeur acharné, ce sont les peuples. Leur identité est broyée puis remplacée par « l’ american way of life », ce qui les privent de leur capacité à être et détruit la richesse de l’ humanité. En quoi le communisme s’ oppose-t-il à cet anéantissement des peuples ?

    En rien, au contraire, il le cautionne. En effet, RESF et les autres groupes de soutien aux clandestins (tous de d’ extême gauche) ne font que donner une légitimité morale au capitalisme mondialisé qui déporte des populations misérables chez nous pour les faire travailler à moindre coût. Qu’ une minorité s’ enrichisse de façon éhontée au dépend des autres est injuste, mais quoi de commun avec la disparition de l’ expression de l’ humanité: les cultures et les peuples, et les nôtres en premier lieu ?

    La réponse aux aléas du libéralisme ne peut donc pas être le communisme, qui n’ est qu’ une idéologie provenant d’ une certaine culture dans un certain contexte et qui prétend tenir les tables de la loi de l’ humanité tout entière, mais une réponse identitaire qui rejette l’ universalisme commun au libéralisme et au communisme.

    L’ assemblée, environ 150 personnes, était tétanisée tandis que le conférencier répondait, avec amertume, que les peuples doivent disparaître avec l’ avènement d’ une « nouvelle humanité ». Nous voilà donc fixé, il n’ y a de valable (et encore) dans le communisme que ce qu’ il rejette, jamais ce qu’ il propose!

    Alain Badiou