
Situé à flanc de colline, le paisible village de Langlade fait partie des ravissantes localités qui agrémentent la bucolique vallée de la Vaunage. Pourtant la douce quiétude n’est plus de mise et un vent de colère souffle depuis peu sur le village en révolte contre les reniements de son maire, la trahison de son conseil municipal et les graves menaces qui s’amoncèlent sur son patrimoine et sa qualité de vie. Malheureusement la situation que vit actuellement la population langladoise n’est que le reflet, à une petite échelle , des turpitudes d’une classe politique complètement amorale, dévoyée et discréditée constituantun système représentatif pléthorique qui ne représente plus que lui-même et les groupes d’intérêt qui lui graissent la patte et non plus les citoyens.
Voici un rappel des faits :
Incidemment, en lisant le panneau d’un permis de construire apposé sur une clôture, des riverains apprennent que le bâtiment de leur ancienne cave vinicole qui constitue un des éléments les plus marquants de leur patrimoine ( elle date du XIXème siècle) allait être rasé et remplacé par trois barres de trois étages destinées à accueillir 30 logements sociaux. Par voie de conséquence, l’harmonieux paysage allait s’en trouver irrémédiablement défiguré par cinquante mètres d’habitat sans espaces verts. Le projet prévoit d’entasser plus de 90 locataires sur une superficie de 1 320 m² au sol.
Un projet avait été élaboré en 2007 par la mairie avec l’assentiment d’une majorité de Langladois :
Il prévoyait la réhabilitation de l’ancienne cave vinicole qui abrite actuellement les services techniques de la mairie, par l’aménagement de 16 logements sociaux et d’une bibliothèque municipale. Cette initiative permettait de répondre à un besoin en appartements destinés aux jeunes adultes et aux personnes âgées originaires de Langlade à revenus modestes. Le maire, devait s’octroyer le soin de les attribuer. Une fois de plus- il faut le rappeler-ce n’est pas le principe des logements sociaux qui est incriminé puisqu’il permet aux plus humbles d’entre nous de vivre décemment mais le détournement de ce principe à des fins politiques dont les enjeux dépassent l’entendement du« simple » citoyen.
Entretemps, en décembre 2008, le maire René ABRIC qui réalise son second mandat, briguant prébendes, responsabilités, honneurs, reconnaissance éternelle de « l’Agglo » ou autre(s) avantages moins avouables, modifie le projet dans le sens qui fait scandale aujourd’hui, sans en rendre compte d’aucune façon à ses administrés. Ainsi le 13 mars dernier a-t-il délivré le permis de construire à la SEMIGA , société dirigée par David Herduin. Ce dernier aurait fait valoir que la construction des seize logements initialement prévus ne constituait pas une opération suffisamment rentable et que trente s’avérerait beaucoup plus juteux… le préfet se chargerait ensuite d’aider le maire à les remplir.
Devant tant de cynisme, l’association Langlade Histoire, Patrimoine et Culture décide de réagir. Un comité d’action pour la sauvegarde du village se constitue et regroupe une trentaine d’adhérents.
Il a la chance de compter parmi ses membres une ancienne magistrate- c’est plutôt bienvenu dans un Etat de droit comme le notre où la classe dirigeante spolie, ruine et saccage la vie et les libertés des Français en s’appuyant sur de grands principes de justice- toutes les communes ou les quartiers menacés n’ont pas une telle aubaine. Un avocat a été engagé, ses services sont rémunérés par les membres du comité. La mobilisation ne cesse de s’amplifier- 140 personnes étaient présentes lors d’une réunion d’information le 5 juin dernier- et elle a débouché sur un recours en annulation du permis de construire qui a été déposé le mois dernier au tribunal administratif. La lutte s’alimente d’un site et d’un blog internet dont voici les adresses :
http://casv30.eklablog.com
csv30@live.fr
Le flagrant délit de parjure de Mr ABRIC a ainsi éclaté au grand jour puisqu’il avait signé, à l’occasion d’une de ses précédentes élections, la Charte vaunageole dans laquelle il s’engageait à préserver le paysage en l’état. La plupart des membres du conseil communal a validé une décision lourde de conséquences pour la communauté sans en avertir celle –ci et s’est ainsi rendue complice des arrières pensées du maire.
Mais par delà les promesses électorales non tenues – les Français adorent cela, ils en redemandent avec plus de voracité à chaque nouvelle échéance électorale- le moteur de la mobilisation réside dans le non dit.
Le comité, lorsqu’il communique avec la presse, évoque « des dégâts irrémédiables pour la commune et l’entité vauvageole » ou « la mauvaise qualité de vie des [futurs] locataires » enfin « une violation flagrante du code de l’urbanisme[…] dont l’un des objectifs est de conserver la qualité de vie ».Des riverains affirment : « Si les gens vivent mal, ça retombera sur tout le monde ».
Toutes ces contorsions oratoires traduisent une angoisse grandissante qui ne peut être librement formulée tant la dictature de la pensée est omnipotente dans notre malheureux pays. Pourtant cette angoisse est amplement justifiée : elle se nourrit des témoignages de Nîmois ou d’habitants d’autres villages périphériques ou plus simplement de Langladois qui travaillent sur Nîmes ou ses environs.
Face au délire idéologique de nos élites, les faits sont têtus ! Prévoir ce que les Langladois vont subir est devenu parfaitement prévisible :
Une fois les HLM érigés, le préfet choisira soigneusement les familles qui posent problème dans les grands ensembles nîmois et les installera. Les ruelles de Langlade grouilleront alors à toute heure du jour et surtout de la nuit d’une marmaille sans éducation encadrée par ses « grands frères »( toujours bien connus des services de police), vociférante, hurlante, éructant dans ce sabir rugueux tout droit venu des banlieues . Les murs se couvriront de tags, les poubelles seront renversées, les véhiculent seront volés, détériorés et incendiés. Les villageois éviteront certaines rues, devront baisser les yeux devant des bambins de douze ans. Les fêtes de village dégénèreront en rixes généralisées avec échanges de coups de couteaux. Il n’y aura alors plus aucun recours : la police ou la gendarmerie seront dépassées, la justice complice et il faudra payer toujours plus d’impôts pour acheter la paix sociale et bénéficier de toujours moins de services de l’Etat. L’équilibre démographique sera si rapidement rompu au profit des communautés extra- européennes que le futur maire se sentira obligé de faire construire une somptueuse mosquée.
Certains, saturés de tranquillisants ou d’anti dépresseurs, des cadres supérieurs ne supportant plus le sentiment de dégringolade sociale que confère une telle tiers-mondisation tenteront de quitter cet enfer. Il s ne pourront le faire qu’en bradant leurs biens immobiliers. Personne ne voulant se porter acquéreur hormis d’autres familles gavées d’allocations, vivant grassement de l’argent de la drogue et de trafics en tous genres, aidés par de pays moyen-orientaux. Et puis pour aller où ? Un autre petit village paisible vendu en catimini par son maire ?
Les édiles de Nîmes souhaitent à terme détruire « leurs » barres. Cela donne quand on arrive par l’autoroute une bien piètre image de la ville dans laquelle on ne s’arrête que lorsqu’on ne peut faire autrement-la ville se situant en tête de peloton en ce qui concerne la délinquance. Mais surtout ces cités ont l’inconvénient d’avoir été construites sur des collines non inondables… très recherchées pour des projets immobiliers de standing.
Les problèmes des banlieues s’aggravent de jour en jour ? On ne sait pas et surtout on ne veut pas les régler, alors étalons- les. La France et une grande partie de l’Europe occidentale sont ainsi devenues un grand corps malade complètement métastasé.
Langladois, vous osez tenir tête au système inique qui veut vous sacrifier. Les bien- pensants qui ne se font pas construire d’habitat social près de chez eux vous considèreront comme d’affreux réactionnaires qui ne savent pas apprécier les délices de la mixité sociale et surtout ethnique les indicibles joies de la diversité. Les identitaires du Languedoc pour leur part reconnaissent dans votre action un combat qui est le sien.
