Nimes. Braquage. Grosses tensions mais aucun débordement
29 décembre 2009RAPPEL : Samedi soir, le hold-up et la mort du braqueur ont provoqué un important rassemblement aux abords du boulevard Gambetta
Les investigations menées dans le cadre du braquage commis dans la nuit de samedi à dimanche, ont provoqué un très vif émoi aux abords du restaurant Mac Donald’s du centre-ville (lire également en page 2 du second cahier). Un important groupe composé de jeunes et de badauds laissait craindre un trouble à l’ordre public voire un phénomène de violences urbaines. Un dispositif significatif (polices nationale et municipale) a sans doute contribué à apaiser les esprits qui s’échauffaient par intermittence. Les uns oscillaient entre incompréhension et colère, les autres entre peine et méconnaissance des faits.
En tout, au plus fort du rassemblement, plus d’une centaine de personnes était massée tout près des lieux du drame. Ce qui n’a pas rendu aisé, dans un premier temps, le travail des enquêteurs
de la PJ et de la police scientifique. Le directeur adjoint de la sécurité publique, Yannick Janas, a sans nul doute permis par sa présence et son intense capacité à dialoguer à rétablir un calme rendu précaire par la situation dramatique des faits. Toujours est-il qu’aucun débordement avéré n’a été constaté, la bonne volonté des personnes présentes s’est sans doute conjugué au professionnalisme des forces de l’ordre.
Même si quelques mouvements de foule, des insultes, ont émaillé les constatations, les intervenants ont pu mener à bien leurs investigations. Des renforts de gendarmerie ont été dépêchés sur les lieux et les services de la Ville ont envoyé des équipes pour installer des barrières sur le boulevard Gambetta afin de dévier la circulation. Puis lorsque le travail de police scientifique était terminé, le véhicule funéraire a été autorisé à emporter la dépouille du jeune homme. Des prières (en langue arabe) ont accompagné le passage des pompes funèbres. Au même moment, de l’autre côté de la rue, par les fenêtres, s’écoulaient des musiques des années 80. Des gens entre les volets, regardaient la scène. Tragique.
Source : Midi Libre


























