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    Braquage, coups de feu et « saucissonnage »

    hebergeur d image

    Deux home-jacking hyperviolents à Sète et Montpellier courant 2007. L’ADN avait fini par parler. Les prévenus écopent de 3 et 4 ans de prison ferme.

    « Messieurs, ce sont des peines lourdes mais vous avez évité de justesse la cour d’assises », lance la présidente. Le tribunal vient de condamner Ettouhami Machmach, 23 ans, à quatre ans de prison et Khalid Mezouari, 21 ans, à trois ans pour deux agressions qui font froid dans le dos. Des attaques à domicile, des « home jacking », un phénomène en forte recrudescence ces derniers mois dans le coin.

    Les faits remontent à octobre 2007. Le 10 à l’aube, les deux individus, armés de fusil et d’armes de poing, encagoulés, attendent devant une villa

    cossue du mont Saint-Clair, à Sète. Ils ont repéré les lieux et vers 7 h, lorsque la fille du propriétaire vient chercher son père pour l’amener à l’hôpital, ils la braquent. « Et vous lui avez posé beaucoup de questions : où est le coffre, à quelle heure sort le père, etc. » raconte la présidente. Le Sétois se présente alors sur le pas de la porte et se retrouve nez à nez avec un fusil. A l’intérieur de la maison, les deux malfrats soulèvent tous les tableaux à la recherche du coffre qu’ils finissent par trouver au garage.

    Ils raflent des bijoux, volent 150 € dans le portefeuille de la victime, saucissonnent avec du scotch le père et la fille dans deux pièces différentes et hésitent à prendre la Ferrari, préférant s’enfuir avec la BMW familiale. Mais l’un d’eux, que l’enquête a désigné être Mezouari, entendant du bruit, revient sur ses pas et vide son chargeur en apercevant le père débarrassé de ses liens : les douze tirs ne l’ont heureusement pas touché…

    « Ettouhami, c’était un copain d’école, il m’a proposé un vol, j’ai accepté et voilà… Mais je n’étais pas au courant pour les cagoules et les armes », avance Mezouari, sans convaincre. Machmach, lui, continue à tout nier, malgré l’avalanche de preuves, notamment d’ADN (lire ci-dessous). Il conteste aussi le second fait, tout aussi violent, sur lequel il a été épinglé. La scène se passe à Montpellier, une semaine après celle du mont Saint-Clair. Le fils d’un gérant de bureau de tabac descend du tramway, au rond-point du Château-d’O et rentre chez lui à pieds. Il est suivi par une Citroën AX lorsque le passager, bas sur la tête, lui pointe un pistolet Beretta et l’oblige à monter.

    La suite ? L’AX tombe en panne, la victime est alors surveillée de près dans un local à poubelle par le malfaiteur, le temps que son complice aille chercher une autre voiture… Le jeune homme est amené devant chez lui, il prend des coups de crosse sur la nuque et les individus l’obligent à ouvrir. Visiblement bien renseignés, ils cherchent le coffre-fort qu’ils finissent par trouver et partent avec 10 000 € de butin. Le fils du buraliste, lui, est ligoté et enfermé dans les toilettes. Il finit par se libérer avant de donner l’alerte et d’être conduit aux urgences pour y recevoir des soins.

    A Balaruc Les trois individus arrêtés par la PJ, la semaine dernière, alors qu’ils allaient commettre un home-jacking à Balaruc-le-Vieux ont été écroués vendredi soir après leur mise en examen pour association de malfaiteurs. Une quinzaine d’agressions à domicile ont été commises dans l’Hérault ces derniers mois. « Mais eux, ce sont des pieds nickelés, ils ne sont pas à l’origine de tous ces home jacking », affirme leur avocat, Me Abratkiewicz.

    Source : Midi Libre

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